La ville de Nancy a décidé de célébrer de manière originale les 20 ans de la chute du Mur de Berlin. Pour fêter l'événement, un mur sera construit puis détruit ce week-end par des étudiants nancéens. La proximité géographique avec l'Allemagne et le cursus franco-allemand suivi par les élèves a donné un résonance particulière à ce projet.
Un mur de 2,80 m de haut et 10 m de long sera érigé sur la place Stanislas au coeur de Nancy, dimanche matin, avant d'être tagué et abattu par les étudiants de Sciences-Po de la ville, dans le cadre d'une scénographie célébrant la vingtième anniversaire de la chute du mur de Berlin.
Certains étudiants joueront ensuite du violoncelle sur les ruines du mur d'un jour, faisant écho au récital improvisé de Mstislav Rostropovitch, il y a vingt ans, au point de passage Check-point Charlie. "Nous voulions faire une action différente des traditionnels colloques", explique François Laval, directeur de l'école, antenne de Sciences-Po Paris spécifiquement tournée vers l'Allemagne, et qui compte plus d'un tiers d'élèves germaniques.
Les étudiants se sont déjà entraînés la semaine dernière en construisant un premier mur, au sein de l'établissement, recouvrant sa partie Ouest de différents tags, dont le slogan "Wir sind das wolk" (correction: Volk) "Nous sommes le peuple"). "L'idée, c'était d'être original et de laisser libre cours aux idées des étudiants", raconte Mathilde Depollier, présidente du Bureau des arts de Sciences-po Nancy, qui a monté les opérations.
"Ici plus qu'ailleurs, du fait du cursus franco-allemand, nous sommes particulièrement touchés par cet anniversaire", poursuit Joseph, étudiant en première année qui, à l'instar de nombre de ses camarades, est né après la chute du Mur. La cérémonie sur la place Stanislas doit se terminer en début de soirée avec une interprétation en français et an allemand de l'hymne européen. (source AFP)







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